La loi n°2020-105 du 10 février 2020 relative à la lutte contre le gaspillage et à l’économie circulaire, dite loi AGEC, constitue un pilier majeur de la politique française en faveur de la transition écologique.
Elle vise à transformer les modes de production et de consommation, en favorisant une économie plus circulaire fondée sur la réduction des déchets, le réemploi des produits et l’intégration de matières recyclées.
Dans ce cadre, la commande publique joue un rôle central.
La commande publique représente un levier stratégique, avec plusieurs centaines de milliards d’euros d’achats chaque année en France.
L’article 58 de la loi AGEC impose ainsi aux acheteurs publics :
Ces obligations s’inscrivent dans une logique progressive, accompagnée d’objectifs chiffrés.
Les obligations de la loi AGEC s’appliquent principalement :
Ces acteurs doivent intégrer, dans certaines catégories d’achats, une part minimale de produits issus de l’économie circulaire.
La loi AGEC ne s’applique pas à tous les achats, mais à des catégories spécifiques définies par décret.
Parmi celles-ci figurent notamment :
Chaque catégorie fait l’objet d’objectifs distincts en matière de :
Pour chaque catégorie de produits, la réglementation fixe des objectifs progressifs exprimés en pourcentage du montant annuel des achats.
Ces taux s’appliquent au montant total des achats relevant de la catégorie concernée.

Source : Guide relatif à la mise en oeuvre de l'article 58 de la loi AGEC édité par les Ministères des Territoires, Ecologie et Logement.
Les acheteurs publics doivent réaliser une déclaration annuelle de leurs achats concernés.
Cette déclaration permet de mesurer la part de produits issus du réemploi et du recyclage, ainsi que le respect des objectifs fixés.
Elle s’effectue via une plateforme nationale, généralement avant le 30 juin de l’année suivante.
La loi AGEC ne vise pas à complexifier les achats publics, mais à les faire évoluer progressivement.
Sa mise en œuvre repose sur :
L’enjeu est avant tout opérationnel : intégrer ces critères dans les pratiques d’achat.
Le secteur du textile professionnel est directement concerné, notamment pour les vêtements de travail.
Cependant, des distinctions importantes existent entre textile d’habillement et EPI.
Ces spécificités nécessitent une analyse détaillée pour sécuriser les achats et les déclarations.
Pour accompagner les acheteurs publics dans l’application concrète de la loi AGEC aux vêtements de travail et aux chaussures professionnelles, une FAQ détaillée est disponible.
Elle répond aux principales questions opérationnelles :
>>> Consulter la FAQ dédiée aux achats de vêtements de travail et chaussures de sécurité. <<<